Une maîtresse… à l’hôpital

Je continue ma série d’interviews sur l’école. Et aujourd’hui c’est BBB’s mum, maîtresse en hôpital, maman et blogueuse qui répond à mes questions. 

Mais avant, il faut savoir qu’environ 11 000 élèves par an sont scolarisés dans les hôpitaux et établissements médicaux et que 800 enseignants y travaillent.

Tout d’abord, peux-tu te présenter ?

Je suis BBB’s mum j’ai 36 ans, je suis mariée et maman d’un petit garçon de 18 mois, enseignante depuis 14 ans dont 11 en tant qu’enseignante spécialisée.

Comment es-tu devenu professeur ?

Parcours classique, être enseignante était une véritable vocation pour moi, j’ai donc fait une licence de bio puis suis rentrée à l’IUFM.

Enseigner en hôpital, est-ce un choix ou une affectation aléatoire ?

Un choix ! Je me suis très vite spécialisée (j’ai un CAPSAIS option C, maintenant ce diplôme s’appelle CAPA-SH) ; mon option me permet de travailler auprès d’enfants en situation de handicap moteur ou malades ! J’ai travaillé dans un institut d’éducation motrice auprès d’enfants et adolescents handicapés moteurs, puis j’ai demandé un poste à l’hôpital, c’est ma quatrième année au sein de ce CHU.

Quelles sont les adaptations nécessaires à l’enseignement à l’hôpital ?

J’ai une salle de classe où j’accueille les enfants de la petite section au CM2 ; ils viennent en classe comme ils peuvent, en lit, en fauteuil, en béquilles… ma classe est un peu un moulin, ça rentre, ça sort, les infirmières y passent donner un traitement, les brancardiers viennent chercher un enfant pour aller en kiné, une aide-soignante emmène un enfant passer une radio… 
Je vole de l’un à l’autre pour leur apporter de l’aide. A leur arrivée, je rentre en contact avec leurs enseignants de l’école ordinaire et j’essaie de respecter au maximum le programme de chacun.
Une scolarité à l’hôpital à divers objectifs : faire en sorte de ne pas rompre la scolarité, de garder du lien avec le milieu ordinaire, de ramener les enfants à des préoccupations d’enfants et non pas de malades.
J’interviens aussi parfois au chevet pour des enfants très fatigables et sur demande du médecin.
Je suis intégrée à l’équipe pluridisciplinaire du CHU et participe aux réunions médicales de service.

Est-ce que parfois le professeur devient psychologue ou confident ?

Tout à fait à l’hôpital, le lien entre élèves et enseignante n’est pas le même qu’en classe type. J’avoue avoir un lien fort et privilégié, voir même d’avoir le « beau rôle », car contrairement aux soignants, dans la tête des enfants l’instit « ne fait pas mal », et l’école de l’hôpital est vécue comme un lieu de refuge, un lieu rassurant. Et puis nous accueillons parfois des enfants qui viennent de loin, dont les parents travaillent, alors parfois on compense aussi un peu le manque des parents ! Et le bisou du matin à la maîtresse a beaucoup d’importance !

Merci BBB’s mum d’avoir partagé avec nous ta vie de maîtresse à l’hôpital et je comprends que tu adores ton métier. 

Dans la série sur l’école, vous pouvez lire :

9 commentaires sur “Une maîtresse… à l’hôpital

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  1. Coucou,
    Enseigner est un très beau métier, mais là, ça va bien plus loin.
    Les personnes comme BBB’s mum qui consacrent leur vie à éduquer nos enfants et en plus dans des situations aussi difficiles que celles-ci, ça redonne foi en l’humanité.
    Bravo.
    Joli mardi à vous deux.
    Sophie

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